lundi 17 décembre 2012

Aude au Géant

Exigeant du plaisir sa dose
Tel est la lubie du Géant
Qui, non seulement prend ma prose
Mais veut mes rimes également

Lui, que m’offre-t-il en échange ?
Sa volonté impérieuse
Et son sourire un peu étrange
Sur sa lèvre délicieuse

Il offre ce qu’il peut donner
En réalité peu de choses
Son corps puissant abandonné
La grâce lente de ses poses

C’est sa vibration nonchalante
Dans nos ébats que je préfère
Qui me rend fébrile et brûlante
Affolée je me laisse faire

Sachant ce qu’il préfère en moi
Et la partie qui l’intéresse
Il m’excite et voilà pourquoi
Toujours je lui offre mes fesses

lundi 3 décembre 2012

Coppélia

Je me suis égarée de toi
Ma rue s’est privée de ton sens
Je roule encore, mais sans l’essence
Comme une chatte sur un toit

Je vis et par défaut, j’avance
Comme une flamenca sans âme
Coppélia privée de sa flamme
Sur mes talons, cambrée, je danse

Je tutoie mais sans dire je t’aime
Ceux qui me nomment jolie dame
Marchant toujours au ras du drame
Sans toi je suis presque la même




Amélie, photo by Alyz

lundi 19 novembre 2012

Métal - Esteban feat Aude

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Enfin j’entre en crise
Envie de te tenir en joue
Ta vulve énervée je vise
De mon canon fou

Cible émouvante, envoûtante

Je veux bien, allons,
Te servir de cible
Remplis-moi de plomb
C’est doux quand tu cribles

Je me rends, je m’incline

Souvent sous le joug de ta lance
Je joue, en garce, de ma langue
J’entre en transe dans ta danse
Juteuse comme une mangue

Et lime moi bien que je reluise

Je tire plusieurs coups
Mes reculs font avancer
Tes hanches par à-coups
Trou tiède comme l’acier

Je te chevaucherai encore

Te passant au fil de ma dague
J’affuterai ma lame à ton âme
Qui ne sera jamais plus vague
Le fer pénètre sa dame

mardi 30 octobre 2012

J'aurais pu être ta baby-sitter

Je t'imagine nourrisson
Tes jambes à cheval sur ma hanche
Toi mon beau bébé polisson
Je serais ta jolie nounou blanche

Quand j’étais tendre adolescente
Je t’aurais porté dans mes bras
Nul n’aurait trouvé indécente
Notre affection en ce temps-là

Le Temps fit de nous des adultes
Nos âges sont court-circuités
Par la Vie qui n’est que tumulte
En regard de l’éternité


vendredi 5 octobre 2012

Amours de Babylone


Babylone sublime, le grand Paris pullule
De travailleurs oisifs, de fous et d’ouvriers
Certains sont beaux parfois, comme des libellules
Dans leurs corsets de cuir aux ailes irisées

Dans les métros bondés, si loin de nos maisons
Je les ignore tous, mais j’en connais certains
Dont le nom m’est resté pour de douces raisons
Et qui ont balafré ma vie de leur parfum

Je me rappelle ceux qui au jeu des regards
Ont lancé leurs audaces et m’ont fait trébucher
J’ai souri à mon tour à cet heureux hasard
Qui les a fait rôtir au feu de mon bûcher

Ils n’ont pas oublié, si l’on ne se voit plus
Car je sais que je suis au rang des inclassables
Inrangée, déroutante, un souvenir têtu
Comme eux sont demeurés mes pensées agréables

Quand je songe aux mystères des rencontres urbaines
Il me vient un immense amour d’humanité
Je ne me perds jamais au fond de ces aubaines
Et découvre souvent de grandes vérités





mercredi 26 septembre 2012

Sincère, salope et classe

Quand je me retrouve nue
Je t’offre le précipice
Insolent de mon cul
Nacré et sans artifice

Gourmande de ton cacao
Dans mes dessous vert amande
Dessert sous le caraco
Tu sais que j’en redemande

De nos gracieux corps-à-corps
Coule une envie naturelle
Tu me prends encore et encore
Et me retrouve toujours belle

Ma fesse jamais ne te lasse
Je le sais quand je te suce
Ta sincère salope et classe
Te plait et tellement plus



jeudi 13 septembre 2012

Nectar

Comme il m’est nectar toujours
De porter ton corps aux nues
Jouant sur tes fesses nues
La partition de l’amour

Chaque mardi quand je te vois
Ou un autre jour, n’importe
Toujours tu m’ouvres ta porte
Pour te fondre entre mes doigts

Écartant tes bras velours
Tu me murmures : touche-moi
Ce cadeau fait mon émoi
J'en suis touchée pour toujours

Et moi je t’enlace alors
Couleuvre dans ta couleur
Je veux toujours ton bonheur
Si je peux jusqu’à la mort