Ses dreadlocks font des entrelacs
Dans les creux de son cou d’athlète
Rêches mèches, parfum délicat
Dans sa coiffure cordelette
Je m’accroche à cet écheveau
Amarre chère aux naufragés
Ses épaules et ses pectoraux
M’excitent comme une enragée
Des serpents poussent sur sa tête
Quand il me parle à coups de reins
Cheveux mêlés dans cette fête
Sécrètent son secret venin
Dans ce péché on est de mèche
Complices comme faune et bacchante
Il kiffe tant quand je le lèche
Et moi j’aime sa baise lente
jeudi 7 mars 2013
jeudi 17 janvier 2013
Putain
Ayant cessé de croire que l’amour est limpide
Qu’il serait fait de rêve et de beau sentiment
J’ai compris que la pauvre âme humaine est turpide
Qu’elle a bien des noirceurs, que la poésie ment
Je ne suis pas amère de mes désillusions
À perdre en romantisme, on gagne en vérité
D’une indulgence à l’autre il est des évasions
Étranges et tendre aussi, malgré leur crudité
Les homme qui me couchent on une envie d’obscène
Je leur pardonne tout comme une prostituée
Car qui sait, si au fond de cette mise en scène
Sous un masque, peut-être, l’amour est affublé ?
Car « putain » est le mot qu’on me souffle à l’oreille
Exhalant des chaleurs de plaisir à mon cou
Vous m’aimez, mes amants, et c’est une merveille
Pour la seule raison que je suis un bon coup
À Lys
dimanche 6 janvier 2013
Fin de quarantaine
Je vais quitter bientôt le lazaret de l’âge
La quarantaine enfin a cessé de briller
Certain disent tant mieux, d’autres que c’est dommage
Je vois bien que la vie coule en mon sablier
Et je me dis aussi qu’on n’a jamais aimé
Autant que j’ai aimé ces quatre années récentes
Où tu as distillé à mon cœur affamé
De tes lèvre ourlées, des fièvres indécentes
Je suis comme je suis, je ne regrette pas
Ni ma beauté d’antan ni mes fraicheurs d’enfance
Jamais je ne voudrais revenir sur mes pas
Car c’est en l’âge mûr que vint mon insouciance
La quarantaine enfin a cessé de briller
Certain disent tant mieux, d’autres que c’est dommage
Je vois bien que la vie coule en mon sablier
Et je me dis aussi qu’on n’a jamais aimé
Autant que j’ai aimé ces quatre années récentes
Où tu as distillé à mon cœur affamé
De tes lèvre ourlées, des fièvres indécentes
Je suis comme je suis, je ne regrette pas
Ni ma beauté d’antan ni mes fraicheurs d’enfance
Jamais je ne voudrais revenir sur mes pas
Car c’est en l’âge mûr que vint mon insouciance
lundi 17 décembre 2012
Aude au Géant
Exigeant du plaisir sa dose
Tel est la lubie du Géant
Qui, non seulement prend ma prose
Mais veut mes rimes également
Lui, que m’offre-t-il en échange ?
Sa volonté impérieuse
Et son sourire un peu étrange
Sur sa lèvre délicieuse
Il offre ce qu’il peut donner
En réalité peu de choses
Son corps puissant abandonné
La grâce lente de ses poses
C’est sa vibration nonchalante
Dans nos ébats que je préfère
Qui me rend fébrile et brûlante
Affolée je me laisse faire
Sachant ce qu’il préfère en moi
Et la partie qui l’intéresse
Il m’excite et voilà pourquoi
Toujours je lui offre mes fesses
Tel est la lubie du Géant
Qui, non seulement prend ma prose
Mais veut mes rimes également
Lui, que m’offre-t-il en échange ?
Sa volonté impérieuse
Et son sourire un peu étrange
Sur sa lèvre délicieuse
Il offre ce qu’il peut donner
En réalité peu de choses
Son corps puissant abandonné
La grâce lente de ses poses
C’est sa vibration nonchalante
Dans nos ébats que je préfère
Qui me rend fébrile et brûlante
Affolée je me laisse faire
Sachant ce qu’il préfère en moi
Et la partie qui l’intéresse
Il m’excite et voilà pourquoi
Toujours je lui offre mes fesses
lundi 3 décembre 2012
Coppélia
Je me suis égarée de toi
Ma rue s’est privée de ton sens
Je roule encore, mais sans l’essence
Comme une chatte sur un toit
Je vis et par défaut, j’avance
Comme une flamenca sans âme
Coppélia privée de sa flamme
Sur mes talons, cambrée, je danse
Ma rue s’est privée de ton sens
Je roule encore, mais sans l’essence
Comme une chatte sur un toit
Je vis et par défaut, j’avance
Comme une flamenca sans âme
Coppélia privée de sa flamme
Sur mes talons, cambrée, je danse
lundi 19 novembre 2012
Métal - Esteban feat Aude
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Enfin j’entre en crise
Envie de te tenir en joue
Ta vulve énervée je vise
De mon canon fou
Cible émouvante, envoûtante
Je veux bien, allons,
Te servir de cible
Remplis-moi de plomb
C’est doux quand tu cribles
Je me rends, je m’incline
Souvent sous le joug de ta lance
Je joue, en garce, de ma langue
J’entre en transe dans ta danse
Juteuse comme une mangue
Et lime moi bien que je reluise
Je tire plusieurs coups
Mes reculs font avancer
Tes hanches par à-coups
Trou tiède comme l’acier
Je te chevaucherai encore
Te passant au fil de ma dague
J’affuterai ma lame à ton âme
Qui ne sera jamais plus vague
Le fer pénètre sa dame
mardi 30 octobre 2012
J'aurais pu être ta baby-sitter
Je t'imagine nourrisson
Tes jambes à cheval sur ma hanche
Toi mon beau bébé polisson
Je serais ta jolie nounou blanche
Quand j’étais tendre adolescente
Je t’aurais porté dans mes bras
Nul n’aurait trouvé indécente
Notre affection en ce temps-là
Le Temps fit de nous des adultes
Nos âges sont court-circuités
Par la Vie qui n’est que tumulte
En regard de l’éternité
Tes jambes à cheval sur ma hanche
Toi mon beau bébé polisson
Je serais ta jolie nounou blanche
Quand j’étais tendre adolescente
Je t’aurais porté dans mes bras
Nul n’aurait trouvé indécente
Notre affection en ce temps-là
Le Temps fit de nous des adultes
Nos âges sont court-circuités
Par la Vie qui n’est que tumulte
En regard de l’éternité
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