Je t'imagine nourrisson
Tes jambes à cheval sur ma hanche
Toi mon beau bébé polisson
Je serais ta jolie nounou blanche
Quand j’étais tendre adolescente
Je t’aurais porté dans mes bras
Nul n’aurait trouvé indécente
Notre affection en ce temps-là
Le Temps fit de nous des adultes
Nos âges sont court-circuités
Par la Vie qui n’est que tumulte
En regard de l’éternité
mardi 30 octobre 2012
vendredi 5 octobre 2012
Amours de Babylone
Babylone sublime, le grand Paris pullule
De travailleurs oisifs, de fous et d’ouvriers
Certains sont beaux parfois, comme des libellules
Dans leurs corsets de cuir aux ailes irisées
Dans les métros bondés, si loin de nos maisons
Je les ignore tous, mais j’en connais certains
Dont le nom m’est resté pour de douces raisons
Et qui ont balafré ma vie de leur parfum
Je me rappelle ceux qui au jeu des regards
Ont lancé leurs audaces et m’ont fait trébucher
J’ai souri à mon tour à cet heureux hasard
Qui les a fait rôtir au feu de mon bûcher
Ils n’ont pas oublié, si l’on ne se voit plus
Car je sais que je suis au rang des inclassables
Inrangée, déroutante, un souvenir têtu
Comme eux sont demeurés mes pensées agréables
Quand je songe aux mystères des rencontres urbaines
Il me vient un immense amour d’humanité
Je ne me perds jamais au fond de ces aubaines
Et découvre souvent de grandes vérités
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