Le blog brûlant d'Aude Doiderose (poétasse)
Le blog poète-poète.
vendredi 3 février 2012
jeudi 19 janvier 2012
Minuit, un soir de première
Je m'installe aux premières loges
Robe nuit frôlant mes chevilles
Mon pouls me bat comme une horloge
Je me cambre comme une anguille
Le tact de ta voix profonde
Qui se répand dans le silence
Et le tic nerveux des secondes
Font frémir mes cils en cadence
Dans le projecteur de poursuite
Des regards noirs et blancs t'habillent
Croisant les doigts j'attends la suite
Je t'envoie mon talent aiguille
Étourdis-moi, mon comédien
De tes volutes de faconde
Nourris ce rêve né de rien
Sauf de notre passion féconde
Robe nuit frôlant mes chevilles
Mon pouls me bat comme une horloge
Je me cambre comme une anguille
Le tact de ta voix profonde
Qui se répand dans le silence
Et le tic nerveux des secondes
Font frémir mes cils en cadence
Dans le projecteur de poursuite
Des regards noirs et blancs t'habillent
Croisant les doigts j'attends la suite
Je t'envoie mon talent aiguille
Étourdis-moi, mon comédien
De tes volutes de faconde
Nourris ce rêve né de rien
Sauf de notre passion féconde
mardi 3 janvier 2012
Rage
J'enfonce un ongle tendrement
J'ai envie que tu n'oublies pas
Aux reins tu sens mon feu brûlant
Rendant pénible chaque pas
Pour que tu souffres comme j'ai mal
Par vagues lentes qui s'élancent
Rose dont j'arrache les pétales
Comme on caresse une vengeance
Quand ce mal t'aura envahi
Car je sais frapper ma victime
Sans qu'un seul soupir n'ait trahi
Ni ma tendresse ni mon crime
Tu connaitras rage d'amour
Plainte et plaisir seront intimes
Tu me supplieras nuit et jour
Pour mon baiser qui t'envenime
J'ai envie que tu n'oublies pas
Aux reins tu sens mon feu brûlant
Rendant pénible chaque pas
Pour que tu souffres comme j'ai mal
Par vagues lentes qui s'élancent
Rose dont j'arrache les pétales
Comme on caresse une vengeance
Quand ce mal t'aura envahi
Car je sais frapper ma victime
Sans qu'un seul soupir n'ait trahi
Ni ma tendresse ni mon crime
Tu connaitras rage d'amour
Plainte et plaisir seront intimes
Tu me supplieras nuit et jour
Pour mon baiser qui t'envenime
mardi 29 novembre 2011
Une jambe et puis l'autre
J'ai soulevé ma jupe en montant l'escalier
Allumeuse odalisque, en montrant mon cul blanc
Une jambe et puis l'autre, lentement j'ai monté
En suivant sans parler, tu bandais, mon amant
Tu me suivais de près, ému et frissonnant
Ma chatte était grenade et déjà sirupeuse
Une jambe et puis l'autre, mes cuisses se frottant
Je montrais le chemin, nonchalante aguicheuse
Une jambe et puis l'autre, l'amour à mes talons
Tu m'as suivie ainsi dans ma chambre ombrageuse
Tu as glissé sans bruit ta main jusqu'à mon con
Et posé sur ma perle tes phalanges vibreuses
Dans le miroir j'ai vu une femme étrangère
Une jambe et puis l'autre écarter son compas
Et toi tu l'habillais de ta voix qui libère
D'adjectifs obscènes qui ne l'abaissaient pas
Une jambe et puis l'autre enfin je m'agenouille
Pour que tu puisse enfin d'amour me défoncer
Que ta tige luisante me visite et me fouille
Allumeuse odalisque, en montrant mon cul blanc
Une jambe et puis l'autre, lentement j'ai monté
En suivant sans parler, tu bandais, mon amant
Tu me suivais de près, ému et frissonnant
Ma chatte était grenade et déjà sirupeuse
Une jambe et puis l'autre, mes cuisses se frottant
Je montrais le chemin, nonchalante aguicheuse
Une jambe et puis l'autre, l'amour à mes talons
Tu m'as suivie ainsi dans ma chambre ombrageuse
Tu as glissé sans bruit ta main jusqu'à mon con
Et posé sur ma perle tes phalanges vibreuses
Dans le miroir j'ai vu une femme étrangère
Une jambe et puis l'autre écarter son compas
Et toi tu l'habillais de ta voix qui libère
D'adjectifs obscènes qui ne l'abaissaient pas
Une jambe et puis l'autre enfin je m'agenouille
Pour que tu puisse enfin d'amour me défoncer
Que ta tige luisante me visite et me fouille
En rythmant mes soupirs de cuisantes fessées
jeudi 24 novembre 2011
Sodome et Gomorrhe
Mon absurde univers est peuplé à plaisir
D'adorables esprits doublés de plaisants corps
Qui me réclament et moi pour sceller nos accords
En réponse à leur doigts je mouille de désir
Je n'ai aucune excuse et je sais que j'ai tort
Mais c'est si savoureux de tout leur consentir
En échange ils m'oublient pour mieux me revenir
Victimes d'une envie qui ressemble à un sort
Et quand je les approche et que je les respire
Enivrée d'un parfum d'appétit et d'encore
Je retrouve les gouts délicieux de la mort
Du démon, du péché, du pardon, du martyre
Ne me plaignez jamais, vous qui vous croyez forts
Mais qui n'avez jamais osé songer à vous ouvrir
Je suis Magdalena pute pour vous servir
Un jour je laverai vos pieds de mes remords
lundi 14 novembre 2011
Tentation
Ma tentation, ta peau miroite
Tu prouves le talent du dieu
Qui a poli le bois précieux
De la partie que je le convoite
Ta parole est rose et lascive
Entre tes lèvres comme un puits
Où tremble comme un clapotis
L'eau coulant sur tes incisives
Quand j'ôterai ton superflu
J'imagine précisément
La chute de chaque vêtement
Qui te mettra la chair à nu
C'est ton corps tiède que je veux
Sentir peser contre mes reins
Tendu et dur comme l'airain
De ton glaive luxurieux
Mes cuisses se feront brasero
La fièvre agrippée à mes hanches
Comme un naufragé à sa planche
Pour accompagner tes assauts
A ta possession indécente
Je n'attends que de me soumettre
Car mille diables me pénètrent
Dès que tu envahis ma fente
Tu prouves le talent du dieu
Qui a poli le bois précieux
De la partie que je le convoite
Ta parole est rose et lascive
Entre tes lèvres comme un puits
Où tremble comme un clapotis
L'eau coulant sur tes incisives
Quand j'ôterai ton superflu
J'imagine précisément
La chute de chaque vêtement
Qui te mettra la chair à nu
C'est ton corps tiède que je veux
Sentir peser contre mes reins
Tendu et dur comme l'airain
De ton glaive luxurieux
Mes cuisses se feront brasero
La fièvre agrippée à mes hanches
Comme un naufragé à sa planche
Pour accompagner tes assauts
A ta possession indécente
Je n'attends que de me soumettre
Car mille diables me pénètrent
Dès que tu envahis ma fente
jeudi 3 novembre 2011
Lettre du Maître
Pour toujours, tu es ma maîtresse
Pour ces libertés qu'on partage
L'esclave aux opalines fesses
Pour moi distille ses images
Tu es l'enclave imaginaire
Mais d'un songe tu te fais réelle
Quand tu t'inclines à ta manière
Tu te soumets douce rebelle
L'absinthe noire qui te tourmente
Quant je m'absente et que tu mens
Tu la consumes à mon attente
Et t'abandonnes à mille amants
Et t'abandonnes à mille amants
Pourtant je suis l'amour unique
Du jour où j'ai pris ta vertu
Sans son esclave le Maître abdique
Mais sans lui que deviendrais-tu ?
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